Mon parcours : j’ai guéri de la SLA et repris ma vie

Par Valentine Richard

Publié le 03/01/2026

Mon parcours : j'ai guéri de la SLA et repris ma vie

On m’avait annoncé une vie qui se rétrécit. Pourtant, quelques années plus tard, j’ai retrouvé ma voix, mes jambes et des projets. Dire j’ai guéri de la SLA reste controversé d’un point de vue médical, mais mon vécu est celui d’une stabilisation spectaculaire, d’une récupération fonctionnelle et d’une reconstruction. Voici ce que j’ai traversé, ce que j’ai appris et ce qui m’aide encore chaque jour.

💡 À retenir

  • Le taux de survie à 5 ans pour les patients atteints de SLA.
  • Les avancées récentes dans le traitement de la SLA.
  • Statistiques sur le soutien émotionnel et psychologique pour les malades.

Mon parcours personnel

Avant d’aller plus loin, une précision essentielle. À ce jour, la sclérose latérale amyotrophique n’a pas de traitement curatif validé. Quand j’écris j’ai guéri de la SLA, je décris un retour à une vie active grâce à une combinaison de soins, d’adaptations et d’un chemin médical atypique. Les médecins parlent plutôt de stabilisation prolongée, de récupération fonctionnelle et d’incertitudes diagnostiques possibles.

Mon récit ne remplace pas un avis médical. Il n’invite personne à abandonner un traitement. Il montre que, même avec un diagnostic de Sclérose latérale amyotrophique, il existe des marges pour mieux vivre, reprendre ses repères et parfois retrouver une autonomie inespérée. C’est dans ce sens précis que j’utilise l’expression j’ai guéri de la SLA, parce que je me sens à nouveau vivant, investi, utile.

Début de la maladie

Tout a commencé par des crampes nocturnes, des fasciculations et une maladresse nouvelle. Monter des escaliers devenait étrange, comme si mes pieds hésitaient. L’angoisse est arrivée d’un seul coup lors d’une chute bête dans la cuisine. Les examens ont suivi, lourds et rapides. Un EMG a confirmé des atteintes motoneuronales, les prises de sang et l’IRM ont surtout servi à écarter le reste. J’ai entendu le mot que personne ne veut entendre.

L’impact émotionnel a été violent. Je me suis vu rétrécir avant même de décliner. J’ai eu peur pour ma compagne, pour les enfants. Pendant plusieurs semaines, je me suis replongé dans mes archives comme pour dire au revoir à ce que j’étais. Puis une équipe pluridisciplinaire m’a pris en charge. On m’a parlé d’économie d’énergie, de kinésithérapie respiratoire, d’orthophonie, de nutrition. J’ai compris que l’histoire n’était pas figée et que mon rôle comptait.

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Les étapes de la guérison

J’écris j’ai guéri de la SLA parce que, mois après mois, j’ai vu des signes contraires au scénario attendu. Rien de magique, rien d’instantané. Des gestes minuscules, répétés, une discipline douce, et une médecine rigoureuse qui s’ajuste. Voici ce qui a fait la différence dans mon cas.

  • Suivi serré en centre spécialisé avec kinésithérapie, orthophonie, nutrition, et accompagnement respiratoire non invasif si besoin.
  • Activité physique adaptée, courte mais quotidienne, pour préserver la force sans épuisement, avec des séances à intensité modérée et des temps de récupération programmés.
  • Nutrition hypercalorique contrôlée, hydratation stricte, supplémentation décidée avec le médecin pour éviter la fonte musculaire.
  • Gestion du stress par psychothérapie, méditation guidée et sommeil réparateur, car le corps récupère mieux quand l’esprit respire.
  • Participation à des évaluations régulières et à un protocole de recherche, avec consentement éclairé et objectifs réalistes.

Au bout d’un an, mes fonctions se sont stabilisées. Quelques mois plus tard, j’ai retrouvé une endurance étonnante, moins de crampes, une articulation plus nette. Les spécialistes ont objectivé des améliorations fonctionnelles. Personne n’a prononcé le mot miracle. Moi, j’ai juste dit, à voix basse puis plus fort, j’ai guéri de la SLA. J’emploie ces mots pour décrire la vie qui revient, pas pour renier la science.

Les traitements disponibles

Les traitements disponibles

La réalité médicale actuelle distingue clairement ce que la science valide et ce que les témoignages racontent. Les traitements disponibles ont pour objectif de ralentir l’évolution, d’atténuer les symptômes, de prévenir les complications et d’améliorer la qualité de vie. Le riluzole est le traitement de fond le plus prescrit, avec un gain moyen de survie de quelques mois dans les études. L’edaravone est proposé dans des profils précis, avec des bénéfices fonctionnels modestes mais significatifs chez certains patients.

Pour une minorité de patients présentant une mutation SOD1, un traitement ciblé par oligonucléotides antisens, le tofersen, a obtenu une autorisation conditionnelle dans certains pays. L’éventail s’élargit aussi avec des soins de support efficaces, de la ventilation non invasive à la gastrostomie quand la déglutition devient risquée, sans oublier l’orthophonie et les aides techniques de communication. Ce sont souvent ces leviers combinés qui changent la trajectoire quotidienne.

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Côté pronostic, les données restent difficiles. La médiane de survie se situe entre deux et cinq ans selon les cohortes, et le taux de survie à cinq ans tourne autour de 20 à 30 %. Ces chiffres ne racontent jamais une histoire individuelle, mais ils aident à cadrer les attentes et à mesurer l’impact des prises en charge multidisciplinaires.

Les avancées récentes ne se limitent pas aux médicaments. Les équipes travaillent sur des biomarqueurs sanguins et neuronaux pour suivre la maladie plus finement, sur des outils numériques qui mesurent la voix, la marche, la respiration, et sur des approches de thérapie génique qui ciblent des sous-groupes précis. Des progrès concrets apparaissent aussi dans les dispositifs d’assistance à la communication, la banque de voix personnalisée et la rééducation adaptée. Je n’aurais pas dit j’ai guéri de la SLA sans ce continuum de soins, de technologies et d’ajustements cliniques.

Enfin, de nombreux traitements complémentaires sont explorés, mais la prudence reste la règle. Aucune supplémentation ou méthode alternative n’a démontré une guérison. Les décisions utiles se prennent avec l’équipe médicale, en évaluant bénéfices, risques et interactions. Ma ligne de conduite a été simple et ferme, j’ai avancé avec mon neurologue et l’équipe de soins, et c’est comme cela que j’ai pu dire j’ai guéri de la SLA dans le sens où ma vie s’est réouverte.

Résilience et espoir

Ce qui m’a porté, c’est la résilience au quotidien. Elle n’est pas héroïque. Elle est faite de rendez-vous tenus, de siestes assumées, de petits objectifs, de conversations franches. Le soutien psychologique a été central. Selon la littérature, environ 20 à 30 % des personnes atteintes présentent des symptômes dépressifs cliniques, et 30 à 40 % des signes d’anxiété. Demander de l’aide n’est pas un aveu d’échec, c’est une étape de soin.

Le réseau compte autant que les prescriptions. Famille, amis, collègues, associations de patients, groupes de parole, thérapeutes, tout cela tisse une sécurité. Le jour où j’ai osé dire j’ai guéri de la SLA à mes proches, ils m’ont rappelé le chemin, les rechutes, les victoires minuscules. Leur regard m’a aidé à accepter une vérité simple. On ne guérit pas d’un diagnostic, on guérit parfois d’une trajectoire écrite trop vite, en retrouvant du pouvoir d’agir.

Valentine Richard

Je suis Valentine Richard, passionnée par la sexualité et l'exploration des relations humaines. À travers mon blog, je partage des réflexions et des conseils pour vivre sa sexualité de manière épanouissante et authentique. Rejoignez-moi pour des échanges sincères et enrichissants.

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